économie : articles et leçons pour tous
18 mars 2025
10 mars 2025
La science et la politique : parfois une discorde
« Donald Trump et Elon Musk plongent la science américaine dans un indescriptible chaos »
Article du Monde , pour lire l'article cliquez sur : Le Monde
La science éclaire les consciences, la politique peut parfois les éteindre !
6 mars 2025
L’Europe de la coopération doit s’affirmer dès à présent avec urgence !
"Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire"…
Pour faire
face au risque du désengagement des USA du continent européen suite à
l’élection du président Trump grâce à
Elon Musk prônant l’illibéralisme, et à la domination économique chinoise, il
leur faut avancer groupés et rester solidaires. Ce n’est qu’unie que
l’Europe peut être forte.
Pourtant,
certains États européens refusent encore de s’engager dans cette voie
collective. Les États européens semblent paradoxalement unis dans leur volonté
de retrouver la croissance ou l’innovation, mais terriblement désunis dès qu’il
s’agit de définir une méthode ou une politique commune. Il est donc urgent
que l’Europe franchisse une autre étape dans son processus d’intégration et
qu’elle œuvre à la construction d’une Europe de la coopération avant que l’union ne se
fissure davantage face à l’entente USA-Russie sur le sort de l’Ukraine. La réussite solidaire doit primer sur
l’exploit solitaire, sinon l’Union Européenne pourrait se transformer
rapidement en une Europe des « États désunis ».
15 févr. 2025
27 janv. 2025
80 ans après la découverte d'Auschwitz, n'oublions jamais !
Pour écouter cliquez sur : France inter
Lorsque les soldats de l'Armée rouge entrent dans le camp d'Auschwitz, il y a 80 ans jour pour jour, que voient-ils ? "Ils voient ceux qui sont restés au camp, une infime minorité, environ 7000 déportés qui ne sont pas partis lors de l'évacuation, de ce qu'on appelle les marches de la mort. Et parmi eux, des gens importants comme Primo Levi, ou Otto Frank", le père d'Anne Frank, raconte l'historienne Annette Wieviorka. "Et puis, ils découvrent des tas d'objets qui sont les témoins de la destruction des juifs d'Europe (...). Ils ne comprennent pas exactement ce qu'ils voient. On a toujours du mal à comprendre", dit-elle, rappelant qu'en juin 1940, Auschwitz-Birkenau est un camp de concentration pour hommes polonais, la déportation et l'assassinat des juifs n'y commençant qu'en mars puis juillet 1942. "Quand ils arrivent, ils trouvent 6000 à 7000 déportés, mais aussi les cendres du million de juifs déportés de toute l'Europe".
"Le vide de Birkenau est une sorte de vide de l'âme"
L'historien Ophir Lévy se souvient de sa première visite à Auschwitz, avec "l'impression très étrange d'être dans un lieu que je découvre et pourtant que je connais, qui a été énormément filmé au cinéma, y compris reconstitué. Vous y entrez avec des images qui vous habitent", raconte-t-il. Il ajoute avoir été frappé par Birkenau, "cette étendue très vaste où il ne reste plus grand chose, qui exige de la part du visiteur un travail intellectuel" pour reconstituer ce à quoi cela pouvait ressembler à l'époque. "Le vide de Birkenau m'a toujours sidéré, il faut essayer d'imaginer que cela grouillait, tout le monde y courait, ce vide immense est une sorte de vide de l'âme", confirme Haïm Korsia, grand rabbin de France.
3 janv. 2025
18 déc. 2024
Une autre Union européenne doit naître dès à présent !
L’activité économique européenne est
poussive.
En effet, la
croissance économique de l’Union Européenne est faible. Les États européens se
sont majoritairement et simultanément lancés pendant trop longtemps dans des
politiques de rigueur budgétaire les ayant fait
renoncer à des investissements majeurs.
Aujourd’hui,
devant le retard technologique de l’Union Européenne par rapport aux Etats-Unis
et à la Chine, ils doutent logiquement de leur choix.
Plus de
cinquante ans après le traité de Rome, l’Union européenne actuellement
empêtrée dans une division politique et dans une stagnation économique, semble
en panne de stratégie et d’innovation pour les années suivantes.
Si innover c’est risquer, rester sur place c’est mourir…
Cette stagnation aussi bien politique qu’économique amplifie et consolide la progression des eurosceptiques dans les pays du continent. Ils font de l’Europe un problème.
Cette vision
négative de l’Union Européenne qui se propage, bloque l’émergence d’une
nouvelle étape dans sa construction et ralentit la réalisation de projets
européens ambitieux et nécessaires à la survie de cette union. Le processus
européen est stoppé par l’absence de nouvelles perspectives ou de
nouvelles stratégies.
Ce n’est pas
surprenant, car s’unir dans la diversité par l’intermédiaire des échanges sur
les bases d’une concurrence libre et non faussée entre vingt- sept pays, est
structurellement défavorable au développement économique et social de
l’Union Européenne.
En
choisissant l’élargissement plutôt que l’approfondissement, les dirigeants
européens ont encouragé la compétition entre les pays européens, les poussant
ainsi dans des comportements égoïstes plutôt que coopératifs. La division des
pays européens sur l’accord UE Mercosur en est un exemple. Pour certains pays
européens cet accord crée de nouveaux débouchés pour l’industrie automobile et
pour d’autres il fragilise les filières agricoles. Si cet accord est contesté
par la France, c’est qu’il favoriserait les exportations des pays du Mercosur
de produits agricoles ne respectant ni les normes environnementales, ni les
normes sanitaires de l’UE et de la France. Cette libéralisation des échanges
représente donc en l’état, une menace pour notre modèle agricole et
alimentaire.
Quelle
illusion de croire que les liens commerciaux créent des liens sociaux et
politiques ! Quelle illusion de croire aussi que les écarts économiques et
sociaux entre les pays européens finiront bien par s’estomper grâce à leur
adhésion commerciale à l’Union ! Ce qui a été vrai pour l’Espagne ou le
Portugal en 1986, ne l’est pas nécessairement pour les pays européens entrés
depuis 2004, du fait de leur nombre, de leurs structures économiques et
sociales et des nouvelles forces concurrentielles qui se sont développées sur
le marché.
De tels
écarts, dans un marché unique sans harmonisation sociale et fiscale conduisent
les Nations européennes à l’affrontement économique et au développement du
chacun pour soi plutôt qu’à la coopération.
Or, cette
concurrence pénalise la croissance et développe les importations de produits
étrangers moins chers.
A part
Airbus, le primat du dogme concurrentiel a empêché la constitution
d’entreprises industrielles européennes, de groupes européens innovants, au nom
du risque de la position dominante prohibée par la règle de la concurrence
libre et non faussée. De fait, les grandes entreprises nationales se sont
tournées vers le marché asiatique. L’offre européenne s’est atomisée et
externalisée. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a la plus
grande difficulté à protéger son grand marché de la concurrence chinoise.
D’autre
part, ce primat de la concurrence a incité les pays européens à se
lancer dans une course effrénée à la baisse des impôts afin d’attirer les
investisseurs. Cette course a réduit les recettes fiscales des États, notamment
des plus grands, et a ainsi aggravé leur déficit budgétaire lors de
chocs conjoncturels. Cela a alourdi leur dette publique et les a
contraints sous la pression des marchés financiers, à réduire leurs
dépenses publiques selon leur niveau d’endettement au risque de ralentir
l’innovation, la recherche et la transition écologique.
Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire…
Or, le problème fondamental des vingt-sept États qui partagent le même marché est celui de la coopération.
Pour faire
face au risque du désengagement des USA du continent européen suite à
l’élection du président Trump et à la domination économique chinoise, il leur
faut avancer groupés et rester solidaires. Ce n’est qu’unie que l’Europe
peut être forte.
Pourtant,
certains États européens refusent encore de s’engager dans cette voie
collective. Les États européens semblent paradoxalement unis dans leur volonté
de retrouver la croissance ou l’innovation, mais terriblement désunis dès qu’il
s’agit de définir une méthode ou une politique commune. Il est donc urgent
que l’Europe franchisse une autre étape dans son processus d’intégration et
qu’elle œuvre à la construction d’une Europe de la coopération avant que l’union ne se
fissure. La réussite solidaire doit
primer sur l’exploit solitaire, sinon l’Union Européenne pourrait se
transformer rapidement en une Europe des « États désunis ».
L’Europe de
la défense et du social devient désormais l’étape indispensable pour poursuivre
le processus d’intégration, l’étape indispensable pour protéger la démocratie
face à la menace russe et à la montée du populisme. Elle est une solution à la
crise actuelle.
A défaut d’un projet de défense et d’un projet social européen véritablement fédérateur et d’un financement par la banque centrale européenne d’une partie des dépenses publiques libérant les états de la contrainte budgétaire, il sera toujours difficile de créer une coopération entre les États européens qui partagent pourtant le même marché et pour certains la même monnaie. C’est pourquoi il devient urgent de mettre en œuvre ces trois projets pour faire naître cette nouvelle Europe, celle de la coopération.
15 nov. 2024
Des critères de convergence environnementaux pour préserver notre planète !
« Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."St Exupéry
Sous le poids de notre activité économique, la destruction de l’environnement va beaucoup plus vite que la transition écologique. Or, lorsque la nature souffre, c’est toute l’humanité qui souffre.
De temps à autre, l’ampleur d’une catastrophe nous émeut et nous fait
réagir, mais le quotidien reprend bien vite son cours. Il continue de nous
enfermer dans cette course effrénée où le « toujours plus » prime sur le « toujours mieux ».
Nous nous sommes habitués à rechercher le bien-être dans la croissance
économique intensive.
Nous y sommes tellement habitués que nous ne savons plus vivre
autrement.
Aujourd’hui, face au dérèglement climatique, nous devons aller plus
loin et plus vite.
L’ampleur de la dégradation de l’environnement est telle, que la question
n’est plus seulement scientifique, elle est dès à présent économique et
politique.
Des critères de convergence environnementaux européens s’imposent pour préserver la planète…
Elle nécessite des changements substantiels dans le fonctionnement des économies, des changements dans nos modes de production et de consommation.
C’est pourquoi, elle doit être désormais prise en compte dans la mesure
du P.I.B afin d’évaluer et de percevoir réellement la gravité du risque
environnemental.
Cette prise en compte dans le calcul du P.I.B. doit servir aussi à
définir des critères de convergence environnementaux pour conduire les
politiques de croissance nationales et européennes. Des critères de convergence
établis sur le même principe que ceux de
la monnaie unique européenne.
Á partir de ces critères, chaque pays européen devrait mettre en œuvre
un programme d’investissements publics ambitieux garantissant leur engagement
immédiat et définitif dans la transition écologique. Intégrer cette contrainte
écologique permettrait de faire converger les politiques environnementales et
énergétiques européennes et donc de produire autrement.
Elle donnerait la possibilité à notre économie, ainsi qu’aux économies
européennes de construire ensemble
rapidement un nouveau modèle de croissance permettant de faire face au
bouleversement climatique. Un nouveau modèle de croissance qui serait fondé sur une production
qualitative plutôt que sur une production intensive. Une production qualitative
qui rendrait notre économie et celle de l’Europe moins dépendantes du reste du
monde.
Préserver la planète, implique de tracer les voies de cette nouvelle
forme de croissance économique faisant de l’enjeu climatique une priorité
absolue des politiques économiques nationales et européennes. Cette politique
environnementale commune en mobilisant et en fédérant plusieurs ministères,
notamment ceux de l’industrie, de l’agriculture, de l’économie et des finances,
donnerait à tous les états européens le pouvoir d’agir sur les moteurs de
l’activité économique afin de provoquer et d’accélérer cette transition.
… Et contraignent les acteurs économiques à modifier leur activité.
L’idée qu’en vivant autrement on peut vivre mieux pourrait ainsi se concrétiser dans les actes de la vie quotidienne et devenir la règle. Une règle qui serait désormais mieux comprise par tous, donc mieux appliquée et mieux respectée. Elle inciterait ainsi les entreprises à investir massivement à leur tour dans les énergies renouvelables ou encore à développer pleinement leurs stratégies environnementales.
Cette action collective est essentielle. Tous les acteurs économiques
ont intérêt à agir collectivement et à coopérer pour endiguer le dérèglement
climatique.
Cependant, la plupart d’entre
eux continuent encore d’agir individuellement afin de maximiser leur bien-être
à court terme, continuent de perpétuer leurs habitudes de consommation et de
production dévoreuses d’énergies fossiles. Cela retarde la transition
écologique et la rend encore plus coûteuse.
Face à ce paradoxe des intérêts, que les économistes qualifient de
« dilemme du prisonnier »,
la convergence écologique et la coopération énergétique des États européens,
pourraient contraindre tous les acteurs économiques à modifier le fonctionnement
de leur activité économique, et donc à changer la nature de la croissance
économique.