10 mars 2025

La science et la politique : parfois une discorde


 

« Donald Trump et Elon Musk plongent la science américaine dans un indescriptible chaos »

 Article du Monde , pour lire l'article cliquez sur :  Le Monde

La science éclaire les consciences, la politique peut parfois les éteindre !

 

6 mars 2025

L’Europe de la coopération doit s’affirmer dès à présent avec urgence !


 "Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire"…


Pour faire face au risque du désengagement des USA du continent européen suite à l’élection du président Trump  grâce à Elon Musk prônant l’illibéralisme, et à la domination économique chinoise, il leur faut avancer groupés et rester solidaires. Ce n’est qu’unie que l’Europe peut être forte.

Pourtant, certains États européens  refusent encore de s’engager dans cette voie collective. Les États européens semblent paradoxalement unis dans leur volonté de retrouver la croissance ou l’innovation, mais terriblement désunis dès qu’il s’agit de définir une méthode ou une politique commune. Il est donc urgent que l’Europe franchisse une autre étape dans son processus d’intégration et qu’elle œuvre à la construction d’une Europe de la coopération avant que l’union ne se fissure davantage face à l’entente USA-Russie sur le sort de l’Ukraine.  La réussite solidaire doit primer sur l’exploit solitaire, sinon l’Union Européenne pourrait se transformer rapidement en une Europe des « États désunis ».

27 janv. 2025

80 ans après la découverte d'Auschwitz, n'oublions jamais !


 Pour écouter cliquez sur : France inter

Lorsque les soldats de l'Armée rouge entrent dans le camp d'Auschwitz, il y a 80 ans jour pour jour, que voient-ils ? "Ils voient ceux qui sont restés au camp, une infime minorité, environ 7000 déportés qui ne sont pas partis lors de l'évacuation, de ce qu'on appelle les marches de la mort. Et parmi eux, des gens importants comme Primo Levi, ou Otto Frank", le père d'Anne Frank, raconte l'historienne Annette Wieviorka. "Et puis, ils découvrent des tas d'objets qui sont les témoins de la destruction des juifs d'Europe (...). Ils ne comprennent pas exactement ce qu'ils voient. On a toujours du mal à comprendre", dit-elle, rappelant qu'en juin 1940, Auschwitz-Birkenau est un camp de concentration pour hommes polonais, la déportation et l'assassinat des juifs n'y commençant qu'en mars puis juillet 1942. "Quand ils arrivent, ils trouvent 6000 à 7000 déportés, mais aussi les cendres du million de juifs déportés de toute l'Europe".

"Le vide de Birkenau est une sorte de vide de l'âme"

L'historien Ophir Lévy se souvient de sa première visite à Auschwitz, avec "l'impression très étrange d'être dans un lieu que je découvre et pourtant que je connais, qui a été énormément filmé au cinéma, y compris reconstitué. Vous y entrez avec des images qui vous habitent", raconte-t-il. Il ajoute avoir été frappé par Birkenau, "cette étendue très vaste où il ne reste plus grand chose, qui exige de la part du visiteur un travail intellectuel" pour reconstituer ce à quoi cela pouvait ressembler à l'époque. "Le vide de Birkenau m'a toujours sidéré, il faut essayer d'imaginer que cela grouillait, tout le monde y courait, ce vide immense est une sorte de vide de l'âme", confirme Haïm Korsia, grand rabbin de France.



18 déc. 2024

Une autre Union européenne doit naître dès à présent !


L’activité économique européenne est poussive.

En effet, la croissance économique de l’Union Européenne est faible. Les États européens se sont majoritairement et simultanément lancés pendant trop longtemps dans des politiques de rigueur budgétaire les ayant fait  renoncer à des investissements majeurs.

Aujourd’hui, devant le retard technologique de l’Union Européenne par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, ils doutent logiquement de leur choix.

Plus de cinquante ans après le traité de Rome, l’Union européenne actuellement empêtrée dans une division politique et dans une stagnation économique, semble en panne de stratégie et d’innovation pour les années suivantes.

  Si  innover c’est risquer, rester sur place c’est mourir… 

 Cette stagnation aussi bien politique qu’économique amplifie et  consolide la progression des eurosceptiques dans les pays du continent. Ils font de l’Europe un problème.

Cette vision négative de l’Union Européenne qui se propage, bloque l’émergence d’une nouvelle étape dans sa construction et ralentit la réalisation de projets européens ambitieux et nécessaires à la survie de cette union. Le processus européen est stoppé  par l’absence de nouvelles perspectives ou de nouvelles stratégies.

Ce n’est pas surprenant, car s’unir dans la diversité par l’intermédiaire des échanges sur les bases d’une concurrence libre et non faussée entre vingt- sept pays, est structurellement défavorable au développement économique et social de l’Union Européenne.

En choisissant l’élargissement plutôt que l’approfondissement, les dirigeants européens ont encouragé la compétition entre les pays européens, les poussant ainsi dans des comportements égoïstes plutôt que coopératifs. La division des pays européens sur l’accord UE Mercosur en est un exemple. Pour certains pays européens cet accord crée de nouveaux débouchés pour l’industrie automobile et pour d’autres il fragilise les filières agricoles. Si cet accord est contesté par la France, c’est qu’il favoriserait les exportations des pays du Mercosur de produits agricoles ne respectant ni les normes environnementales, ni les normes sanitaires de l’UE et de la France. Cette libéralisation des échanges représente donc en l’état, une menace pour notre modèle agricole et alimentaire.

Quelle illusion de croire que les liens commerciaux créent des liens sociaux et politiques ! Quelle illusion de croire aussi que les écarts économiques et sociaux entre les pays européens finiront bien par s’estomper grâce à leur adhésion commerciale à l’Union ! Ce qui a été vrai pour l’Espagne ou le Portugal en 1986, ne l’est pas nécessairement pour les pays européens entrés depuis 2004, du fait de leur nombre,  de leurs structures économiques et sociales et des nouvelles forces concurrentielles qui se sont développées sur le marché.

De tels écarts, dans un marché unique sans harmonisation sociale et fiscale conduisent les Nations européennes à l’affrontement économique et au développement du chacun pour soi plutôt qu’à la coopération.

Or, cette concurrence pénalise la croissance et développe les importations de produits étrangers moins chers.

A part Airbus, le primat du dogme concurrentiel a empêché la constitution d’entreprises industrielles européennes, de groupes européens innovants, au nom du risque de la position dominante prohibée par la règle de la concurrence libre et non faussée. De fait, les grandes entreprises nationales se sont tournées vers le marché asiatique. L’offre européenne s’est atomisée et externalisée. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a la plus grande difficulté à protéger son grand marché de la concurrence chinoise.

D’autre part, ce primat de la concurrence a incité les pays européens à se lancer dans une course effrénée à la baisse des impôts afin d’attirer les investisseurs. Cette course a réduit les recettes fiscales des États, notamment des plus grands, et a ainsi aggravé leur déficit budgétaire lors de chocs conjoncturels. Cela a alourdi leur dette publique et les a contraints sous la pression des marchés financiers,  à réduire leurs dépenses publiques selon leur niveau d’endettement au risque de ralentir l’innovation, la recherche et la transition écologique.

 Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire…

 Or, le problème fondamental des vingt-sept États qui partagent le même marché est celui de la coopération.

Pour faire face au risque du désengagement des USA du continent européen suite à l’élection du président Trump et à la domination économique chinoise, il leur faut avancer groupés et rester solidaires. Ce n’est qu’unie que l’Europe peut être forte.

Pourtant, certains États européens  refusent encore de s’engager dans cette voie collective. Les États européens semblent paradoxalement unis dans leur volonté de retrouver la croissance ou l’innovation, mais terriblement désunis dès qu’il s’agit de définir une méthode ou une politique commune. Il est donc urgent que l’Europe franchisse une autre étape dans son processus d’intégration et qu’elle œuvre à la construction d’une Europe de la coopération avant que l’union ne se fissure.  La réussite solidaire doit primer sur l’exploit solitaire, sinon l’Union Européenne pourrait se transformer rapidement en une Europe des « États désunis ».

L’Europe de la défense et du social devient désormais l’étape indispensable pour poursuivre le processus d’intégration, l’étape indispensable pour protéger la démocratie face à la menace russe et à la montée du populisme. Elle est une solution à la crise actuelle.

A défaut d’un projet de défense et d’un projet social européen véritablement fédérateur et d’un financement par la banque centrale européenne d’une partie des dépenses publiques libérant  les états de la contrainte budgétaire, il sera toujours difficile de créer une coopération entre les États européens qui partagent pourtant le même marché et pour certains la même monnaie. C’est pourquoi il devient urgent de mettre en œuvre ces trois projets pour faire naître cette nouvelle Europe, celle de la coopération. 

15 nov. 2024

Des critères de convergence environnementaux pour préserver notre planète !


 « Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."St Exupéry

 Sous le poids de notre activité économique, la destruction de l’environnement va beaucoup plus vite que la transition écologique. Or, lorsque la nature souffre, c’est toute l’humanité qui souffre.

De temps à autre, l’ampleur d’une catastrophe nous émeut et nous fait réagir, mais le quotidien reprend bien vite son cours. Il continue de nous enfermer dans cette course effrénée où le « toujours plus » prime sur le « toujours mieux ».

Nous nous sommes habitués à rechercher le bien-être dans la croissance économique intensive.

Nous y sommes tellement habitués que nous ne savons plus vivre autrement.

Aujourd’hui, face au dérèglement climatique, nous devons aller plus loin et plus vite.

L’ampleur de la dégradation de l’environnement est telle, que la question n’est plus seulement scientifique, elle est dès à présent économique et politique.

 Des critères de convergence environnementaux  européens  s’imposent pour préserver la planète…

 Elle nécessite des changements substantiels dans le fonctionnement des économies, des changements dans nos modes de production et de consommation.

C’est pourquoi, elle doit être désormais prise en compte dans la mesure du P.I.B afin d’évaluer et de percevoir réellement la gravité du risque environnemental.

Cette prise en compte dans le calcul du P.I.B. doit servir aussi à définir des critères de convergence environnementaux pour conduire les politiques de croissance nationales et européennes. Des critères de convergence établis  sur le même principe que ceux de la monnaie unique européenne.

Á partir de ces critères, chaque pays européen devrait mettre en œuvre un programme d’investissements publics ambitieux garantissant leur engagement immédiat et définitif dans la transition écologique. Intégrer cette contrainte écologique permettrait de faire converger les politiques environnementales et énergétiques européennes et donc de produire autrement.

Elle donnerait la possibilité à notre économie, ainsi qu’aux économies européennes  de construire ensemble rapidement un nouveau modèle de croissance permettant de faire face au bouleversement climatique. Un nouveau modèle de croissance  qui serait fondé sur une production qualitative plutôt que sur une production intensive. Une production qualitative qui rendrait notre économie et celle de l’Europe moins dépendantes du reste du monde.

Préserver la planète, implique de tracer les voies de cette nouvelle forme de croissance économique faisant de l’enjeu climatique une priorité absolue des politiques économiques nationales et européennes. Cette politique environnementale commune en mobilisant et en fédérant plusieurs ministères, notamment ceux de l’industrie, de l’agriculture, de l’économie et des finances, donnerait à tous les états européens le pouvoir d’agir sur les moteurs de l’activité économique afin de provoquer et d’accélérer cette transition.

 … Et contraignent les acteurs économiques à modifier leur activité.

 L’idée qu’en vivant autrement on peut vivre mieux pourrait ainsi se concrétiser dans les actes de la vie quotidienne et devenir la règle. Une règle qui serait désormais mieux comprise par tous, donc mieux appliquée et mieux respectée. Elle inciterait ainsi les entreprises à investir massivement à leur tour dans les énergies renouvelables ou encore à développer pleinement leurs stratégies environnementales.

Cette action collective est essentielle. Tous les acteurs économiques ont intérêt à agir collectivement et à coopérer pour endiguer le dérèglement climatique.

Cependant,  la plupart d’entre eux continuent encore d’agir individuellement afin de maximiser leur bien-être à court terme, continuent de perpétuer leurs habitudes de consommation et de production dévoreuses d’énergies fossiles. Cela retarde la transition écologique et la rend encore plus coûteuse.

Face à ce paradoxe des intérêts, que les économistes qualifient de « dilemme du prisonnier », la convergence écologique et la coopération énergétique des États européens, pourraient contraindre tous les acteurs économiques à modifier le fonctionnement de leur activité économique, et donc à changer la nature de la croissance économique.

En effet, accordant l’intérêt général avec les intérêts particuliers,  cette convergence ferait disparaitre le paradoxe des intérêts. Elle  pourrait ainsi amener les agents économiques à préserver davantage la  santé de la planète, tout en poursuivant leurs propres intérêts  devenus désormais compatibles avec l’intérêt commun !