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8 déc. 2025
En pleine crise budgétaire, notre système de redistribution pourra-t-il relever le défi des inégalités ?
9 oct. 2025
Sécurité sociale, une richesse que l’on doit défendre et préserver !
Notre sécurité
sociale fête ce mois-ci ses 80 ans. Depuis le 4 octobre 1945, grâce au Conseil
National de la Résistance, elle continue de nous protéger contre les risques de
la vie.
En effet par ses
ressources qui sont nos cotisations sociales et nos impôts, cette institution
fondée sur la solidarité obligatoire nous aide à nous projeter en toute
confiance dans l’avenir en réduisant l’incertitude. Séparant le risque de la
cotisation de l’assuré et garantissant une assistance « selon ses besoins et non selon ses moyens »,
elle permet une protection sociale pour tous les individus. Faisant ainsi de la
santé un droit et non une marchandise soumise aux lois du marché.
Quatre vingts ans
après, elle est toujours là pour nous prendre en charge financièrement en cas
de maladie, de maternité ou encore en cas d’accident du travail, d’invalidité
et de retraite.
Ce trésor
national est pourtant aujourd’hui de plus en plus remis en question par
certains économistes et par une partie de la classe politique. Á leurs yeux
notre modèle social serait trop coûteux en raison du montant jugé excessif des
prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) s’élevant à 42,8% du
PIB en 2024, qu’il fait peser sur notre
économie.
La sécurité sociale serait considérée comme une charge …
En effet, le financement de notre sécurité sociale assis sur les salaires par les cotisations sociales, alourdirait le coût du travail et donc pénaliserait l’emploi selon ces économistes. Faisant du coût du travail le seul déterminant des demandes de travail, alors que celles-ci dépendent avant tout du carnet de commandes des entreprises.
De plus, il
entraverait également la compétitivité des entreprises et amoindrirait leur
profit rendant ainsi la croissance atone. Enfin, il serait aussi en partie
responsable de la baisse du pouvoir d’achat des ménages en raison de l’écart
entre le salaire brut et le salaire net qui est devenu de plus en plus
important. Ce qui fait dire que le travail ne paie plus aujourd’hui. D’où la
nécessité de réduire les cotisations sociales au risque de tarir l’édifice
social bâti par le Conseil National de la Résistance.
Un tel jugement
qui est très contestable, forge l’idée fausse que notre modèle social
représente un coût, alors que sa contribution à notre économie est une grande
richesse qui n’est pas suffisamment mise en lumière.
…alors qu’elle représente une richesse pour notre économie.
La sécurité sociale, en créant une chaîne d’union sociale entre les biens portants et les malades, entre les actifs et les retraités et entre les propriétaires de leur seule force de travail et les propriétaires du capital constitue une richesse pour notre économie.
Elle joue un rôle
économique peu visible mais ô combien essentiel, celui de réduire
l’incertitude.
En effet, en
garantissant les revenus des ménages face aux aléas de la vie, elle parvient à
soutenir le niveau de la demande au bénéfice de la croissance et de l’emploi
donc au bénéfice des entreprises et de notre économie. De plus, en préservant
la santé des salariés elle contribue à la qualité de la production, à
l’amélioration de la productivité des entreprises et à celle des salariés. Elle
peut aussi être un stabilisateur économique voire un amortisseur de crise. Ce
fut le cas par exemple lors de la crise sanitaire en 2020.
Á côté de cette
contribution économique, elle a une aussi une vocation redistributive.
Cette vocation
consiste à prélever les cotisations sociales et les impôts sur les revenus
primaires des agents économiques pour les transférer vers d’autres agents
économiques sous forme de prestations monétaires et de services publics afin de
réduire les inégalités.
Avant
redistribution les ménages les plus aisés ont un revenu 18 fois plus élevé que
les ménages les moins aisés. Après redistribution cet écart est de 3. Notre
protection sociale réduit ainsi fortement les inégalités des revenus primaires.
Cependant, celles-ci sont tellement fortes que notre système épuise toutes ses
ressources.
Notre sécurité
sociale qui incarne et met en œuvre les valeurs républicaines que sont
l’égalité et la fraternité, crée un ciment social et économique entre tous les
citoyens. Ce ciment social et économique est une grande richesse pour notre
société. Or, cette richesse n’est pas réellement perçue par les assurés. Il
suffirait pourtant simplement d’afficher la facture pour chaque acte médical
accompli pour que nous constatons que sans cette solidarité des ressources il
serait quasiment impossible pour la plupart d’entre nous de pouvoir honorer ces
frais médicaux.
C’est pourquoi il
faut préserver notre modèle social et le transmettre aux générations futures
comme le souhaitaient les membres du Conseil National de la Résistance.
19 août 2025
Le dilemme de la croissance face au dérèglement climatique
Pour préserver la planète et l’humanité, il faut repenser en profondeur nos modes de production et de consommation, intégrer l’écologie au cœur des politiques publiques et construire un modèle de croissance durable conciliant bien-être, justice sociale et protection de l’environnement. Le temps des demi-mesures est révolu.
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5 juin 2025
Réduire le déficit public tout en préservant notre modèle social ! »
Entre protection sociale coûteuse et pression sur les recettes, l’État est confronté à un dilemme : préserver la solidarité ou relancer la compétitivité ? Trois pistes s’affrontent : désocialisation, TVA sociale, ou élargissement de l’assiette contributive. Faut-il changer de cap ou adapter notre financement sans renier nos valeurs ?
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13 mai 2025
10 mars 2025
La science et la politique : parfois une discorde
« Donald Trump et Elon Musk plongent la science américaine dans un indescriptible chaos »
Article du Monde , pour lire l'article cliquez sur : Le Monde
La science éclaire les consciences, la politique peut parfois les éteindre !
6 mars 2025
L’Europe de la coopération doit s’affirmer dès à présent avec urgence !
"Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire"…
Pour faire
face au risque du désengagement des USA du continent européen suite à
l’élection du président Trump grâce à
Elon Musk prônant l’illibéralisme, et à la domination économique chinoise, il
leur faut avancer groupés et rester solidaires. Ce n’est qu’unie que
l’Europe peut être forte.
Pourtant,
certains États européens refusent encore de s’engager dans cette voie
collective. Les États européens semblent paradoxalement unis dans leur volonté
de retrouver la croissance ou l’innovation, mais terriblement désunis dès qu’il
s’agit de définir une méthode ou une politique commune. Il est donc urgent
que l’Europe franchisse une autre étape dans son processus d’intégration et
qu’elle œuvre à la construction d’une Europe de la coopération avant que l’union ne se
fissure davantage face à l’entente USA-Russie sur le sort de l’Ukraine. La réussite solidaire doit primer sur
l’exploit solitaire, sinon l’Union Européenne pourrait se transformer
rapidement en une Europe des « États désunis ».
15 févr. 2025
27 janv. 2025
80 ans après la découverte d'Auschwitz, n'oublions jamais !
Pour écouter cliquez sur : France inter
Lorsque les soldats de l'Armée rouge entrent dans le camp d'Auschwitz, il y a 80 ans jour pour jour, que voient-ils ? "Ils voient ceux qui sont restés au camp, une infime minorité, environ 7000 déportés qui ne sont pas partis lors de l'évacuation, de ce qu'on appelle les marches de la mort. Et parmi eux, des gens importants comme Primo Levi, ou Otto Frank", le père d'Anne Frank, raconte l'historienne Annette Wieviorka. "Et puis, ils découvrent des tas d'objets qui sont les témoins de la destruction des juifs d'Europe (...). Ils ne comprennent pas exactement ce qu'ils voient. On a toujours du mal à comprendre", dit-elle, rappelant qu'en juin 1940, Auschwitz-Birkenau est un camp de concentration pour hommes polonais, la déportation et l'assassinat des juifs n'y commençant qu'en mars puis juillet 1942. "Quand ils arrivent, ils trouvent 6000 à 7000 déportés, mais aussi les cendres du million de juifs déportés de toute l'Europe".
"Le vide de Birkenau est une sorte de vide de l'âme"
L'historien Ophir Lévy se souvient de sa première visite à Auschwitz, avec "l'impression très étrange d'être dans un lieu que je découvre et pourtant que je connais, qui a été énormément filmé au cinéma, y compris reconstitué. Vous y entrez avec des images qui vous habitent", raconte-t-il. Il ajoute avoir été frappé par Birkenau, "cette étendue très vaste où il ne reste plus grand chose, qui exige de la part du visiteur un travail intellectuel" pour reconstituer ce à quoi cela pouvait ressembler à l'époque. "Le vide de Birkenau m'a toujours sidéré, il faut essayer d'imaginer que cela grouillait, tout le monde y courait, ce vide immense est une sorte de vide de l'âme", confirme Haïm Korsia, grand rabbin de France.












